03 Apr, 2020

Le chef du gouvernement a annoncé, le 15 mars 2020, plusieurs mesures pour prévenir l’entrée du virus COVID-19 sur le territoire haïtien. Parmi ces mesures, la fermeture de la frontière entre Haïti et la République dominicaine a été priorisée pour le lundi 16 mars, à minuit. Le manque de précision autour de la communication de cette  décision  semble semer la confusion au niveau des communautés frontalières…

Actuellement, 5 personnes dont trois étrangers et deux Dominicains sont en isolement à l’Hôpital militaire Ramon de Lara, en République Dominicaine. Les autorités attendent les résultats avant de confirmer si ces personnes sont atteintes du Covid-19. Entre temps, un touriste belge qui était sous observation avec les 5 cas suspects est décédé le 9 mars 2020 lors de son transfert au centre d’isolement.

Les violences dont les femmes sont l’objet ont de grandes conséquences sur leur vie personnelle, leur entourage immédiat et sur la société dans son ensemble. Etant affectées tant au niveau de leur santé physique que morale, elles continuent à en souffrir longuement.

A l’initiative du Kolektif Jistis Min (KJM), une journée de réflexion autour de l’exploitation des ressources minières en Haïti a été organisée à Port-au-Prince le 7 septembre 2019. Cette activité à laquelle ont participé GARR et CE-JILAP, s’inscrit dans le cadre d’une visite de partage d’expériences sur l’exploitation des mines en Haïti d’une délégation provenant de Salvador et du Guatemala (Amérique centrale).  Composée de 4 personnes : Yanira Cortez Estevez, Bernado Belloso, Elson Perez Sanchez et Antonio Pacheco, cette délégation a séjourné en Haïti du 4 au 10 septembre.

Dans le cadre d’un projet intitulé « Promotion de la citoyenneté engagée pour le développement communautaire »,  le GARR a réalisé une visite de suivi le mois août dernier pour observer les initiatives entreprises, environ 6 mois de cela par les bénéficiaires de Balan, 2ème section communale de Ganthier (Ouest). Ces derniers avaient l’obligation de réaliser une action communautaire en 5 étapes, notamment déterminer les motivations, examiner la situation, imaginer le changement voulu et identifier l’action, planifier et exécuter l’action et enfin évaluer et assurer le suivi de l’action.

Des organisations de la société civile haïtienne et française basées en Guadeloupe tirent la sonnette d’alarme contre les mauvais traitements infligés aux migrant-e-s haïtiens vivant en Guadeloupe. Dans une lettre ouverte adressée aux autorités françaises de la Guadeloupe, plusieurs organisations partenaires du GARR dont CIMADE et Association Coordination Haïtienne Tèt KOLE ont dénoncé, ce qu’elles appellent, le non-respect des droits humains de la communauté haïtienne vivant en territoire français d’Outre-mer, notamment en Guadeloupe. Selon elles, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères aurait recommandé à la sous-préfecture de ne plus prendre en compte les extraits d’acte de naissance déjà légalisés par trois institutions publiques en Haïti (parquet, ministère de la justice et ministère des affaires étrangères) en plus du consulat général d’Haïti en Guadeloupe qui confirme la légalité dudit document. Ces organisations exigent que les Haïtiennes et Haïtiens soient traités autrement par le service public français.

 

Le GARR vous partage l’intégralité de ladite correspondance :

Les autorités bahamiennes ont intercepté, le 25 août 2019,  en haute mer cent migrant-e-s haïtiens dont 78 hommes, 15 femmes et 7 enfants. Ces derniers se trouvaient à bord d’une petite embarcation. Ils/elles  tentaient d’entrer clandestinement aux Bahamas, lit-on dans un communiqué  publié par les autorités de cet archipel britannique en date du 27 août 2019.     

Maxène André, un migrant haïtien, a trouvé la mort le  6 août 2019 suite aux mauvais traitements qui lui ont été infligés dans un centre d’internement au Mexique. Cet espace carcéral situé à Tapachula, à la frontière sud du pays reçoit des migrant-e-s en situation irrégulière, a appris le GARR.

Une embarcation de fortune qui transportait au moins 37 migrants haïtiens dont 26 hommes et 11 femmes a été appréhendée le 10 août 2019 suite à son arrivée aux Îles Turques-et-Caïques. Un jour après, soit le 11 août, la Garde côtière américaine a intercepté en haute mer 146 boat people haïtiens (120 hommes, 22 femmes et 4 mineurs) qui se trouvaient à bord d’une autre embarcation.  53 autres voyageurs haïtiens ont été appréhendés à bord d’un petit navire le 12 août 2019, sur le même territoire britannique. Ce qui fait  un total de 236 migrant-e-s haïtiens dans moins d’une semaine.

 Les activités ont repris au point frontalier Malpasse/Jimani ce vendredi 9 août 2019 suite à la libération du transporteur haïtien, Jean Orile Cénat, le 8 août écoulé. Ce dernier a été libéré après le paiement par le Syndicat de transport haïtiano-dominicain de cent soixante mille (160,000) pesos aux autorités dominicaines, a rapporté Geordanis Joseph, responsable communal du GARR à Ganthier.

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