03 Apr, 2020
mercredi, 30 novembre 2011 15:26

A Anse-à-Pîtres, des femmes marchent et réclament justice pour les femmes victimes

A Anse-à-Pîtres, des femmes marchent et réclament justice pour les femmes victimes  © Francisca Stuardo, 2011

A l’initiative du groupe des femmes du Comité des Droits Humains d’Anse-à-Pîtres (Sud-est d’Haïti), plusieurs dizaines de personnes, en majorité des femmes, ont gagné les rues de cette ville frontalière dans l’après midi du 25 novembre 2011, pour revendiquer le respect des droits des femmes et la fin de la violence dont elles sont l’objet à travers le pays et à la frontière.

 A l’initiative du groupe des femmes du Comité des Droits Humains d’Anse-à-Pîtres (Sud-est d’Haïti), plusieurs dizaines de personnes, en majorité des femmes, ont gagné les rues de cette ville frontalière dans l’après midi du 25 novembre 2011, pour revendiquer le respect des droits des femmes et la fin de la violence dont elles sont l’objet à travers le pays et à la frontière.

Vêtues de noir et blanc, les marcheuses auxquelles s’étaient associés des hommes pareillement vêtus ont sillonné les rues de la ville, appelant les autorités haïtiennes à sévir contre les auteurs de violence qui, déclarent-ils, vivent en toute quiétude alors que les victimes portent dans la douleur les cicatrices de leurs forfaits. « Justice pour les filles et les femmes victimes ! Prison pour les coupables ! », « La Police doit exécuter les mandats émis contre les agresseurs. », « Non à la violence conjugale ! Non au viol ! », pouvait-on lire sur des pancartes.

Sur tout le parcours, les participants-es ont chanté et lancé des slogans en faveur d’un véritable état de droit en Haïti où les droits des filles et des femmes seront respectés. « Nous voulons un pays où les hommes ne se convertiront plus en bourreaux pour matraquer les filles et les femmes au su et au vu des autorités chargées de protéger et de garantir les droits de tous les citoyens et citoyennes ; un pays où les coupables d’agressions à l’encontre des filles et des femmes seront jugés et punis conformément à la loi. », ont-ils scandé en chœur.

La marche a été entrecoupée d’arrêts devant les bureaux publics où un message a été délivré à l’intention des autorités haïtiennes pour les exhorter à contrer l’impunité qui, selon les participants-es, favorise l’augmentation de la violence à l’encontre des filles et des femmes. « Quand les autorités se croisent les bras et laissent le champ libre aux agresseurs, ces derniers se sentent confortables dans leur position pour continuer à exercer des violences contre les femmes. », ont-ils argumenté en exigeant justice et réparation pour les nombreuses femmes et fillettes victimes.

Parmi les récents cas de violence enregistrés dans l’aire frontalière, il faut relever le viol perpétré en septembres 2011 par un Dominicain du nom de Manuel Polanco Medrano contre une adolescente de 13 ans originaire d’Anse-à-Pîtres. La fillette revenait d’une course effectuée pour sa mère, accouchée hospitalisée à Pedernales, de l’autre coté de la frontière quand l’agresseur l’avait entrainée de force dans une pièce de la maison pour l’abuser sexuellement tout en menaçant de la tuer.

Signalons qu’à l’initiative du GARR et du Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS), la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été célébrée en divers points de la frontière et à la capitale. Une journée de réflexion a été organisée à Boni, une localité de Boucan Guillaume, 1ère section communale d’Anse-à-Pîtres avec une centaine de femmes et d’hommes réunis au local du marché du Centre polyvalent de Boni.

Dans la commune frontalière de Fonds-Verrettes, département de l’ouest, des marchandes, des jeunes et des écoliers/écolières ont pris part à une séance de sensibilisation sur la violence faite aux femmes.

D’autres activités de sensibilisation ont été également réalisées dans le Plateau Central, notamment à Lascahobas, Thomassique, Cerca-la-Source et aussi à Belladère ; dans cette ville frontalière, des jeunes ont présenté la situation de violence à l’encontre des femmes à travers une pièce de théâtre intitulée : « Non à toute forme de violence ».A la capitale, une centaine de femmes et d’hommes réunis dans les jardins du GARR ont discuté sur divers aspects de la violence exercée contre les femmes, en particulier la violence conjugale.

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Dernière modification le lundi, 06 février 2012 16:03

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